© Nicolas Gauthier / Daphné Caron

Organ Mood

artistes visuels et sonores

Après avoir vu Organ Mood deux fois en spectacle; d’abord à l’exposition Baronesque 2012 dans le magnifique édifice Gaston-Miron puis lors d’une soirée plutôt underground dans un building sur avenue du Parc, je ne pouvais pas m’empêcher de proposer aux gars de participer à EXPOSANT C. Si vous n’avez pas encore eu la chance d’assister à une de leur performance interactive et immersive, vous manquez définitivement quelque chose.

Mathieu et Christophe sont des artistes aussi fascinants que charmants. Parfois, les préjugés l’emportent et on croit les artistes inaccessibles alors qu’ils sont comme nous : curieux. Avec toute leur générosité, Mathieu et Christophe nous ont ouvert les portes de leur studio, présenté leurs amis proches et expliqué en détail comment Organ Mood est né de leur passion pour la musique et les arts visuels. En fait, leur projet s’inspire de l’œuvre de Manon De Pauw, une artiste connue pour ses installations vidéo. De là, ils ont appris à intégrer de façon saisissante l’image à la musique.

Christophe a fait des études en musique et poursuit actuellement sa formation en Intermedia/Cyberarts à Concordia. Passionné, il cherche constamment de nouvelles façons d’utiliser ses connaissances pour les mettre à profit lors de ses expérimentations et ses interprétations musicales. Il aime aussi repousser les limites en créant par exemple de nouveaux instruments. Mathieu a quant à lui fait une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM et s’est toujours intéressé à la musique. Patenteux, il a lui-même fabriqué ses projecteurs afin de laisser libre cours à son imagination. À travers ses oeuvres, il espère transmettre aux spectateurs des émotions inspirées de ses réflexions et préoccupations personnelles.

Cette capsule présente notre incursion dans leur univers; un moment, qui j’espère, vous donnera envie d’explorer avec eux la portée de l’image et du son lors de leur prochaine prestation.

+ organmood.net
+ organmood.bandcamp.com

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Rage5

Artiste de la rue

 

 

CURIOUS y était. Un jour de printemps, placarder Saint-Henri de noir et de blanc. De beaucoup de colle aussi. Apposer des autocollants géants qui rappellent aux murs et aux structures, leurs formes et leur identité. Qui les changent et leur insufflent un regard figé. Qui les marquent dans un temps indéfini… jusqu’à ce que ces murs appartiennent à l’art d’autres mains, qui les placarderont d’idées nouvelles.

KING SHIT est la série d’affiches la plus connue de Rage5. Vous avez sûrement déjà croisé le personnage que de buste, couronné sous son capuchon. Visage blanc, parfois coloré. Un personnage inspiré du film The Seventh Seal du réalisateur Ingmar Bergman. Des fois il nous regarde, d’autres son regard force le nôtre sur un angle particulier. Sur une ouverture, une porte, une fenêtre, ou simplement un chemin, une rue. Son créateur habite Saint-Henri aussi. Mais le roi a quelques domiciles un peu partout ailleurs dans la métropole et dans le monde. KING SHIT rappelle à Rage5 le chevalier poursuivi par la peste noire dans The Seventh Seal. Chaque fois qu’il croise son propre personnage, il se remémore Jöns, suivi par la mort. Et se souvient du temps, qui s’arrête, qui peut s’arrêter. Le devoir de faire mieux. NO HALF STEP.

Puis il y a ce nouveau personnage, couronné lui aussi, mais plus vieux. Un homme d’âge mûr, peut-être même sage. Un personnage près de Rage5, qu’il veut graver dans sa mémoire en l’étampant sur des murs. Ici, puis là.

Rage5 nous a présenté son meilleur ami Dan Popa, que CURIOUS avait rencontré dans le cadre du FNC. Dan Popa est celui qui connaît le mieux son oeuvre, qui prend le temps de la documenter, qui le suit et l’accompagne dans son histoire à travers les murs abandonnés. Il s’est fait complice pendant leurs voyages. Quand Rage5 et Dan Popa nous racontent leur expérience au Népal, on ne peut qu’envier les souvenirs et vouloir s’y retrouver. Question de capter cette émotion, ce temps.

Rage5 a un vrai nom, qu’on vous laisse découvrir. Ne vous fiez pas à la couche de colle qui recouvre l’oeuvre, il y a plus à voir dessous.

+ flickr

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© Nicolas Gauthier

Vincent Brun

Artiste Tatoueur

À défaut de le voir régulièrement, les réseaux sociaux m’ont permis de « rester en contact » avec mon ancien camarade de classe Vincent Brun, aujourd’hui tatoueur. Moi-même adepte du tatouage, je suis avec intérêt sa carrière artistique depuis les dernières années. J’ai eu le flash il y a quelques mois : pourquoi ne ferions-nous pas une capsule EXPOSANT C sur lui ? Après tout, Vincent répond à tous les critères. Il est bourré de talent, gagne à être connu et exerce un métier atypique qui lui permet de vivre de son art.

Nous l’avons donc retrouvé au Bodkin Tattoo, situé sur la rue Bernard, dans le Mile-End. Il y travaille depuis quelques mois à peine et déjà une réelle complicité s’est installée entre ses collègues, Dominique Bodkin et David Choquette, et lui. Tous les trois sont passionnés pour le tatouage, inutile de chercher plus loin. À vrai dire, il suffit de franchir la porte du studio pour être transporté par cette riche et excentrique culture. Force est de constater que le tatouage n’est pas une mode récente, mais que ses racines sont beaucoup plus profondes et subtiles.

Cela dit, ne devient pas tatoueur qui veut. C’est un apprentissage laborieux et sans fin. Évidemment, il faut savoir dessiner, mais surtout, être patient. On doit passer de longues heures à observer d’autres tatoueurs plus expérimentés et faire ses preuves comme homme à tout faire. Et à défaut de pouvoir s’aventurer immédiatement sur la peau des clients, on se tatoue soi-même.

Heureusement, Vincent a désormais montré ses capacités et peut pratiquer librement. La liberté est d’ailleurs quelque chose de précieux pour un artiste, incluant les tatoueurs. Quel plaisir d’être approché pour son talent, son style et son humour aussi, car même si Vincent prend son travail très au sérieux, son approche est plutôt ludique. Suivez-le sur Facebook et courez la chance d’être l’heureux (et tatoué) gagnant d’un de ses concours !

Tattoo
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© Nicolas Gauthier

Mitz Takahashi

Design de meubles

Il n’y a rien de tel que l’odeur du bran de scie; ayant bercé ma jeunesse, elle me rappelle que de bons souvenirs. Je me réjouissais alors déjà à l’idée de rencontrer Mitz Takahashi et de pouvoir humer allègrement l’odeur du bois fraîchement coupé dans son atelier. Mais au-delà du plaisir olfactif, faire la connaissance de ce jeune ébéniste de talent fut un réel bonheur. Vif d’esprit et ayant toujours le mot pour rire, Mitz est franchement sympathique.

Originaire d’Osaka au Japon, Mitz est arrivé au Canada à l’âge de 16 ans, laissant derrière famille et amis. Comme la plupart des Asiatiques, il s’installa d’abord sur la côte ouest, à Calgary plus précisément. Puis, il mit le cap sur Montréal. C’est ici qu’il apprit les rudiments de l’ébénisterie et perfectionna son style. Inspiré par le design scandinave des années 50, Mitz conçoit des meubles aux lignes sophistiquées et épurées. De plus, ces créations ont ceci de particulier : elles sont entièrement faites de matière recyclée. Dans ses temps libres, Mitz parcourt la ville à la recherche de bois et autres matériaux utiles. Ce qu’il trouve pourrait vous surprendre et ce qu’il en fait est tout aussi étonnant. D’une grande finesse, ses créations sont toujours harmonieuses, et ce, malgré les différentes essences de bois utilisées.

Pour les intéressés, Mitz travaille principalement sur commande, mais il produit également quelques objets en série; notamment les très rigolos sous-verre Medieval Assholes ou encore le porte-guitare pour tous les Failed Musician de ce monde.

Bon visionnement !

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Chris Bergeron

DIRECTRICE DE CRÉATION

L’utilisation du féminin dans le présent billet a pour seul but d’alléger le texte et s’applique sans discrimination aux personnes des deux sexes.

Nous sommes curieuses évidemment, c’est d’abord et avant tout pourquoi la plateforme existe. Nous aimons entrer dans la vie des gens qui nous entourent, mais surtout en découvrir davantage sur les gens qui nous inspirent pour vous les faire découvrir. Ce mois-ci, nous avons rencontré une personne, qui, à nos yeux, fait bouger la culture depuis plus de dix ans maintenant.

La personne
Ayant étudié d’abord en Science politique à McGill, elle fait la découverte de la radio. Un coup de foudre. Elle se retrouve à la barre de quatre émissions hebdomadaires, de là, elle fait de la pige pour La Presse, Radio-Canada International, Elle Québec et plusieurs autres publications. En 2001, elle entre au Voir comme chef de pupitre «Art de vie» et en devient la rédactrice en chef en 2005. En 2010, elle fait le saut vers le marketing et rejoint Sid Lee à titre de directrice des contenus. Puis, tout récemment, comme directrice de création.

Ayant travaillé au sein de ces différents milieux de storytelling, ça a été tout naturel pour notre exposante de se retrouver en publicité, car ce métier éponge s’inspire de la société. Il est essentiel, selon elle, de travailler dans plusieurs industries afin de mieux maîtriser ses sujets.

La ligne fine
Nous avons discuté de l’importance de la personnalité dans le milieu culturel aujourd’hui et comment il était important ou non de s’auto-brander. Elle nous a fait comprendre la réalité qu’elle vit au quotidien, du fait qu’elle joue parfois entre les genres et comment ce choix peut être perçu de manière positive, mais peut être un frein autant dans son entourage que dans le milieu professionnel.

Les termes authentique, ambitieuse, créative, directe et bosseuse resteront parmi ceux qui décrivent le mieux Chris selon nous.

Bon visionnement !

+ sidlee.com

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Ying Gao

Design de mode

Des vêtements qui réagissent à un flash d’appareil photo, à la vibration d’un souffle ou qui s’illuminent dans le noir, voilà quelques-uns des projets interactifs de Ying Gao qui ont marqué notre imaginaire. Oui, nous connaissons cette grande designer de mode pour ses vêtements «qui bougent» et, si cette façon de la reconnaître est immensément réductrice par rapport à son oeuvre générale, c’est néanmoins extraordinaire comme idée! Mais l’objectif n’est pas simplement d’animer les vêtements : il s’agit également d’expérimentations, de réflexions sociologiques, puis d’une expérience qui porte le spectateur à réfléchir.

Cette créatrice de mode a quelque chose de mystérieux, d’insaisissable, et nous avons profité de cette capsule EXPOSANT C pour entrer dans son monde,  pour essayer de répondre à nos interrogations… en vain ! Ying Gao est trop complexe pour saisir toutes ses facettes en quelques questions. Néanmoins, il a été un plaisir pour nous de plonger dans son univers pour tenter de comprendre comment ses inspirations cinématographiques, son intérêt marqué pour l’individu et la société ont pu l’emmener à ces projets pour le moins fascinants.

Ying crée de pair avec Simon Laroche, celui-ci ayant la mission d’animer les idées de la designer, de travailler le côté robotique et les techniques qui modifieront la structure du vêtement. Ces outils technologiques sont importants à ses yeux, mais ne sont qu’une façon de questionner et de repousser les limites du design de mode. D’ailleurs, bien que ces oeuvres interactives font beaucoup jaser, la créativité débordante de Ying ne s’arrête pas là. En effet, elle conçoit plusieurs autres projets, dont sa ligne de prêt-à-porter.

Sa première inspiration, celle qui l’a menée à devenir designer de mode, était de faire quelque chose de différent sans devenir différente, et gageons qu’elle saura tenir le pari encore longtemps!

Nous l’avons rencontrée à l’UQAM, car elle est aussi professeure de design de mode. Et c’est dans son habitat quotidien que nous avons pu admirer de près quelques-unes de ses impressionnantes créations… Espérons qu’à travers la lentille de la caméra, vous arriverez à capter la délicatesse et les subtilités de ses oeuvres.

+ Ying Gao

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Alexandre Soublière

Auteur

Une fois c’t’un gars qui aime une fille et une fille qui aime un gars. Pour ceux qui n’ont pas encore lu Charlotte before Christ, le premier roman d’Alexandre Soublière, voici de quoi il en retourne. Une folle histoire d’amour entre deux jeunes de la génération Y; tsé les kids qui ne peuvent tout simplement pas concevoir un monde sans Internet et messages textes. Et bien, le résultat est étonnant. Le texte, cru, dense et audacieux. Audacieux pas nécessairement dans son contenu (sexe, drogues, porno… on en a l’habitude), mais plutôt à cause de la forme. L’utilisation d’un langage condensé propre aux textos et de l’anglais a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre.

Mais tout cela importe peu. Ce qui compte, c’est de laisser une trace ; celle d’une génération un peu fuckée certes, mais aussi la sienne. Celle d’Ali, un jeune homme ambitieux et talentueux. Outre l’écriture, il s’adonne aussi à la musique. Montoire, qui a commencé par un trip entre amis, est devenu un projet beaucoup plus sérieux (assez pour faire partie de la dernière programmation de Pop Montréal en tout cas) et c’est Ali qui signe et chante les textes.

Pour cette nouvelle capsule EXPOSANT C nous avons donc assisté à l’un de leurs concerts en plus de rencontrer l’auteur chez lui et dans le studio d’un ami : Pier-Yves Larouche, qui lui aussi a une pratique assez multidisciplinaire. Membre de Montoire et artiste visuel, c’est « PY » qui a conçu la (très belle) couverture de Charlotte before Christ. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir l’esprit de camaraderie qui existe entre les deux artistes. Chacun aspire à de grandes choses et tous les deux ont compris que pour y parvenir, ils devaient se prêter main-forte, se provoquer et, surtout, produire.

Heureusement, ce qui émane de leurs imaginaires respectifs est inspirant et novateur. Nous sommes impatients de recevoir une invitation au lancement du prochain livre d’Alexandre et d’aller voir en galerie une exposition de Pier-Yves. D’ici là, on écoute Montoire et on se réjouit de la créativité et l’effervescence de notre génération.

+ Édition Boréal

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© Maxime Charron

Patricia Gagnon

Danse

On commence à avoir l’œil bien aiguisé pour repérer les gens de talent, et cette fois-ci on a été très rapide. Patricia, on l’a remarquée avant même qu’elle ne termine l’école. Danseuse et chorégraphe de talent, elle n’attend pas que le train passe, c’est elle qui le conduit.

Déjà, elle a sa propre vision de la danse : elle n’a pas envie de choquer les spectateurs. Au contraire, elle pense constamment au public et tente d’offrir un résultat qui sera beau et touchant. S’inspirant de l’art visuel, elle a la conviction que tous les éléments scéniques sont importants et qu’ils doivent former un tout, une image qui parle. Le choix de la musique est d’ailleurs très important. La trame sonore fait partie de la pièce. Patricia préfère utiliser des chansons qui la touchent ; connues, populaires ou non, peu importe en autant que la musique serve à la danse.

Sensible à la nature et à ce qui l’entoure, le travail de Patricia est assez féminin puisqu’il passe par elle avant tout. Le taureau, par exemple, a été sa source d’inspiration pour la création de l’une de ces premières pièces Des Coqs et des Taureaux, qui a été présenté à l’Éloi le 9 et 10 juin 2012. De fait, malgré le thème fort et masculin, nous avons pu voir la signature gracieuse et féminine de la chorégraphe.

Son passage en théâtre musical au Cégep de Lionel-Groulx lui a donné ses qualités de chorégraphe et la conviction que la danse est sa réelle passion. C’est un peu par hasard que son chemin a bifurqué. Elle nous a raconté que c’est suite à une blessure qui l’a empêché de poursuivre ses projets, à la fin de son parcours scolaire, qu’elle a eu la révélation qu’elle devait rediriger sa carrière vers la danse. Une fois le choix fait, elle a commencé à mettre les bouchées doubles pour rattraper le temps. Travaillante, minutieuse, généreuse et passionnée, attendez qu’elle sorte de l’école, elle ne tiendra pas en place!

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© Maxime Charron

Mireille St-Pierre

Illustration

Pour la deuxième partie de notre série EXPOSANT C, nous avons décidé de changer quelque peu la donne. Résultat : un format plus court, plus conceptuel et davantage axé sur le travail de l’artiste. Ainsi, nous rassasions votre curiosité tout en sortant un peu plus des sentiers battus. Mission accomplie? À vous de voir! Voici l’illustratrice Mireille St-Pierre. Oui, oui, celle qui a un blogue. Celle qui a la bougeotte aussi, car en plus de s’adonner quotidiennement au dessin elle fait également beaucoup de sport. Au-delà de la simple forme physique que l’on tend tous plus ou moins à atteindre ou conserver, Mireille trouve dans l’exercice physique une façon dynamique de comprendre le corps humain.

Yoga, boxe, course à pied; se sont tous d’excellents moyens de découvrir les rouages de son corps et par conséquent de pouvoir bien dessiner celui des autres. Et à en voir ces dessins, on comprend vite l’effet bénéfique d’une telle pratique. Ces dessins sont souvent d’un réalisme troublant. Une chance que Mireille eut le courage d’assumer ses talents d’illustratrice après avoir complété une formation en design graphique à l’UQAM. Si, elle travaille de 9 h à 17 h dans une boite, mais heureusement, elle se consacre de plus en plus à sa passion.

Dernièrement, on a pu la voir en pleine action, dessinant une fresque géante sur l’asphalte de l’avenue du Mont-Royal à l’occasion de La Grande Fresque de nuit pendant la Nuit blanche sur tableau noir. Et compte tenu de son entourage créatif (elle est fiancée au talentueux photographe Jimmi Francoeur), il est fort à parier qu’elle sera amenée à multiplier les projets et collaborations.

Gardez l’œil ouvert et enfilez vos baskets, car à la vitesse où sa carrière se développe il vous faudra surement courir pour la suivre. Qu’à cela ne tienne, CURIOUS donne le coup d’envoi qui, nous l’espérons, propulsera Mireille au rang des illustrateurs de renom en un temps record.

3, 2, 1… partez!

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© Maxime Charron

Sophia Belahmer

Réalisation

Quand il est question de Sophia Belahmer, les sujets généralement abordés, et non sans raison, sont d’abord son jeune âge, puis son papier peint fleuri. C’est vrai que Sophia est jeune; début vingtaine, mais sa « vieille âme » et son grand talent sont des qualités beaucoup plus représentatives de sa personne. D’autant plus que son âge ne l’a jamais empêché de poursuivre ses rêves et de se composer une carrière en réalisation et en direction artistique déjà bien remplie. Le bleu des confettis, son premier court-métrage mettant en vedette Anthony Huneault et Geneviève Boivin-Roussyavait, avait d’ailleurs été sélectionné comme finaliste de la 9e remise de prix annuelle Prends ça court! en février dernier. Quant au papier peint fleuri, c’est également vrai qu’il la dépeint assez bien. Sophia est une jeune femme florissante, que se soit au travail ou entre amis. Son monde, tout comme ses réalisations, foisonne d’originalité et de candeur.

C’est de cette floraison d’idées et d’euphories dont notre équipe a été témoin lors du tournage avec la cinéaste et ses amis. Nabi, ancien VJ de MusiquePlus et futur has been autoproclamé, nous a diverti avec son énergie débordante et ses références culturelles saugrenues. Il faut dire qu’une fois le tournage terminé, nous avions tous en tête Brume de ta bouche, la dernière chanson d’Éric Lapointe, futur classique des karaokés bien arrosés. Le copain de Sophia, lui, ne manquait pas une occasion de placer une remarque insolite. Se sont-ils vraiment rencontrés dans une séance de spiritisme? Nul ne le sait… Nous avons aussi rencontré les sympathiques boss de Sophia; Simon-Pierre et Jerry du studio SPG, ainsi que Catherine White; sa meilleure amie qui fêtait son anniversaire ce jour-là.

Si nous avons décidé de réaliser un EXPOSANT C sur Sophia, c’est évidemment parce que nous croyons en son talent. C’est toujours un plaisir de vous présenter des artistes de la relève, surtout lorsqu’ils se démarquent du lot. Avoir du talent est une chose, mais travailler sans relâche pour qu’il se développe et soit remarqué en est une autre. Heureusement, Sophia possède une éthique de travail remarquable qui lui permet de se tailler une place dans un milieu plutôt difficile à percer. Car en plus d’être jeune, Sophia doit évoluer dans un domaine où les hommes sont plus nombreux. Qu’à cela ne tienne, elle y arrive sans trop de difficultés, sans compter les heures et, surtout, sans broncher.

Bon cinéma!

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  • Gwenael Malheureusement, si j’avais trouvé You Are My Symphonic | Curious Montreal plus tôt, je serais déjà avec mes potes au bistrot. rojay.fr (22 juillet 2012)
 
 
 
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Marjorie Guindon

Retouche photo

Alors que Montréal reposait encore sous la neige, nous rencontrions Marjorie Guindon, photographe, retoucheuse et cofondatrice du studio Zèbre Blanc. Sur la place accordée aux femmes dans les arts, Marjorie préfère ne pas s’avancer. Pas en quelques lignes en tout cas. Car si elle ne répond pas à la question faute d’espace et de temps, dans la réalité, elle s’affirme de plus en plus. Délaissant le diminutif de Miss Guindon, son site web éponyme, en tant que photographe, sera bientôt mis en ligne. Une étape de plus vers la reconnaissance et la notoriété qu’elle mérite.

Pas facile de porter deux chapeaux; celui de photographe et celui de retoucheuse? À cette question, toutefois, elle ne se cache pas pour faire valoir les avantages de son parcours multidisciplinaire. Ses deux métiers se complètent et lui confèrent une meilleure compréhension des besoins liés à l’un et à l’autre. Comme retoucheuse, elle connaît les limites de la postproduction et comme photographe, elle comprend les nuances de la lumière et des textures. Cela lui permet également de se différencier et de faire des choix de retouches plus précis, plus judicieux et plus près de la réalité photographique. Car ce qu’elle préfère, c’est une esthétique naturelle, mais très clean. Lorsqu’elle fait de la retouche, elle aime laisser transparaître le grain de la peau et la texture des vêtements, tout en nettoyant minutieusement l’image. Pour ne pas tomber dans le fake, il faut faire preuve de discernement et, surtout, savoir où s’arrêter. Selon Marjorie, c’est de cette façon que l’on distingue les bons des mauvais retoucheurs.

Ses sources d’inspiration? Il y en a beaucoup : Pina Bausch, Jean-Paul Gauthier, Björk, le vin blanc, la musique, l’Islande, le théâtre, les femmes, la gastronomie et j’en passe. Les pulsions créatives viennent de partout; des gens qu’elle rencontre, des endroits où elle va, de la musique qu’elle écoute, des images qu’elle voit. D’ailleurs, le travail de Luc Robitaille en est un qu’elle respecte énormément. Pour son amour du métier et son souci de la perfection, elle lui lève ses chapeaux.

De tout ça et bien plus, nous avons discuter en tête à tête et entre amis avec Audrey Belval, collègue au Zèbre Blanc, et Adrien Williams, assistant. Il avait beau faire froid à l’extérieur, l’ambiance n’en était pas moins chaleureuse et conviviale. Marjorie nous a accueillis avec un excellent café expresso et c’est dans un esprit d’ouverture que nous avons partagé d’agréables moments.

Rien à retoucher de ce côté-là!

+ marjorieguindon.com
+ missguindon.com

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Maïna Militza

MAQUILLAGE ARTISTIQUE

J’étais vraiment fébrile et heureuse à l’idée de tourner cet Exposant C avec Maïna Militza. Parce que je la connais un peu, et que je sais à quel point cette femme est talentueuse. Au-delà du maquillage artistique, Maïna fait preuve d’une créativité peu commune dont rare quelques-uns peuvent s’en compter chanceux. Maïna, maquilleuse artistique, est avant tout une artiste. Point barre. Maquillage, photos, cheveux, bouffe, produits de beauté, Maïna a une faculté inouïe à rendre assurément magnifique – ou délicieux – chaque projet, grand ou petit, dans lequel elle s’y investit.

Vous comprendrez donc qu’il me brûlait les lèvres d’en connaître davantage sur son processus créatif, ses passions, ses aspirations et inspirations. La vie, les gens dans la rue,  les photographes, artistes, stylistes, peintres, la nature, les couleurs, la musique, le cinéma, les voyages, tout en soi l’inspire, tout ce qui touche la création la fait vibrer. Depuis toujours, créer, réinventer et modifier lui procurent fierté et liberté. Elle sait poser ses beaux grands yeux sur le monde qui l’entoure, à sa façon, et transposer dans son art son regard unique sur la vie.

Pour Maïna, le visage est une toile vierge, aux possibilités infinies. Sublimer, transformer, rehausser, ajouter des effets de lumière et des ombrages, sculpter, créer des mélanges de couleurs et des textures sur mesure. Pour chaque visage. Passionnée, minutieuse et perfectionniste, elle a développé sa propre technique. Très jeune, elle s’amusait à dessiner des visages et avait une obsession pour les yeux, qu’elle illustrait avec différents maquillages. Peignant pendant quelque temps pour le plaisir, l’idée de transposer ces techniques sur un visage surgit. On lui demande d’ailleurs fréquemment si elle est artiste peintre, puisque qu’elle travaille les produits comme la peinture, mélangeant, créant couleurs, tons et textures et utilisant sa main comme une palette.

La passion de Maïna s’illustre aussi par sa détermination. Bien que chacun de ses projets créatifs soit un accomplissement en soi, elle aspire toujours à s’améliorer, à élever la barre un peu plus haut. Sans être une éternelle insatisfaite, son exigence lui permet d’aller de l’avant et d’être constamment en train de cogiter sur sa prochaine création, son prochain projet, et de ne pas s’asseoir sur ses réalisations passées.

Comment s’étonner d’apprendre que cette curieuse et soucieuse artiste se soit mise depuis peu à la confection de ses propres produits de beauté. Au fur et à mesure qu’elle s’informait sur la nourriture, les produits biologiques, les bienfaits des produits naturels et de la culture écologique équitable, cette idée germait. Façon de contrer les produits chimiques entrant dans la composition de tant de produits cosmétiques, pouvoir fabriquer des produits sains pour la peau, sans aucun produit nocif et que l’on pourrait même manger, est devenu un besoin pour elle. Intéressée depuis toujours par les produits artisanaux, les huiles essentielles, les plantes et les pigments à base de végétaux, et ne trouvant les produits qu’elle cherchait, elle a simplement décidé de les faire elle-même, pour soi.

L’étendue de son talent et de sa générosité est loin de s’arrêter ici. Après nous avoir amenés avec elle chez Bioterre, où elle déniche tous ses produits bios pour concocter produits de beauté et délicieuses créations culinaires, puis au Dépanneur Café, où elle se rend plusieurs fois par semaine pour faire ses recherches d’inspiration, elle nous présente les trois personnes les plus importantes de sa vie. En compagnie de son fils, sa mère et sa cousine,  à la fois sources de réconfort, de plaisir, de discussion et d’échange et d’inspiration, Maïna nous ouvre les portes de sa demeure, le temps de déguster un chai latté végétalien maison – qui m’obsède d’ailleurs encore et dont aucun n’a réussi à lui arriver à la cheville depuis.

Confirmant ce dont nous devinions déjà, ses invités, sa famille, nous présentent Maïna comme une femme merveilleuse et généreuse, créative, attentive et inventive, qui donne le meilleur d’elle-même tant dans son travail qu’aux gens qu’elle aime.

mainahmu.tumblr.com
mainamilitza.blogspot.com
mainamilitza.tumblr.com

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You Are My Symphonic

AUTEUR COMPOSITEUR

C’est par un matin brumeux que notre journée avec Vishal Kassie, alias You Are My Symphonic, commence, un certain samedi du mois de mars dernier. Peut-être que vous aussi vous vous étiez réveillé tôt ce dit samedi et que vous avez pu apprécier l’atmosphère onirique d’une Montréal sous la brume. Peut-être aussi que vous connaissiez déjà l’excellente musique de You Are My Symphonic et que, tout comme moi, vous avez imaginé l’auteur-compositeur derrière son clavier, inspiré par l’esprit brouillon de Dame Nature. Dans tous les cas, constatation faite, l’esprit de Vishal est tout sauf brouillon. C’est un gars talentueux à l’émerveillement contagieux.

Attablé au Kouign-Amann, sympathique boulangerie où il fait bon se retrouver, on discute de ses multiples passions et de sa vie à Montréal. Originaire de Trinidad, une île située à quelques kilomètres au large de la côte vénézuélienne, la famille de Vishal déménage d’abord en Ontario avant que ce dernier ne vienne s’installer à Montréal. C’est ici qu’il compose son premier et magnifique effort intitulé I Found Your Faces of Montreal, chronique de ses aventures dans la métropole. Finalement paru en 2011, I Found Your Faces of Montreal est en fait le résultat de la réécriture complète d’un album jadis presque achevé. Lors d’un passage à Toronto en 2008, Vishal se fait voler son ordinateur et doit recommencer à zéro l’écriture de son album. Une mésaventure que Vishal n’est pas près d’oublier, mais qui, au final, a permis la parution d’un album plus accompli et dont l’auteur est entièrement satisfait.

C’est ensuite dans le confort de son foyer que Vishal nous parle davantage de sa musique qui, bien qu’il l’écrive à temps partiel, occupe une place importante dans sa vie. Ingénieur aéronautique le jour et Your Are My Symphonic le soir, Vishal vite très bien les contrastes de son quotidien. En fait, il s’en inspire pour créer des mélodies enivrantes qui nous transportent habilement d’une émotion à l’autre. La brume ayant disparu pour laisser place à la luminosité d’un hiver printanier, Vishal s’installe au clavier et les oiseaux, à la fenêtre, pour une performance live de la chanson The Light Across Your Face. Avoir son studio à la maison est une chance et une nécessité pour Vishal; omniprésents sur I Found Your Faces of Montreal, ces moments d’allégresse seraient impossibles à capter autrement. C’est aussi une question d’énergie, car le fait d’enregistrer sa musique dans le même endroit où il médite et passe du temps avec ses amis offre au studio une dimension particulière qui se transpose inévitablement dans ses compositions.

On s’entretient par la suite avec les amis du musicien David, Ryan et Vasanth qui nous le décrivent comme il est impossible de le percevoir autrement : un homme calme, passionné et curieux. Le soleil plombe et nous nous dirigeons vers le Parc Lafontaine, lieu phare de l’artiste. C’est en effet suivant ses fameux sentiers, illustrés sur la pochette de I Found Your Faces of Montreal, que Vishal sort régulièrement marcher en quête d’inspiration ou simplement pour réfléchir un peu.

Comme tant d’autres montréalais d’adoption, Vishal a su trouver ses repères dans la ville bien-aimée et, installé au beau milieu de l’étang sur un billot de bois et une botte de foin, il accorde sa guitare tandis que David et Ryan sirotent un café bien mérité. Finalement, Vishal entame les premiers accords de la chanson thème de l’album et chacun réalise que malheureusement la journée tire à sa fin. Une journée qui fut bien remplie dans tous les sens du terme : de beaux moments, de belles rencontres et, surtout, de la bonne musique.

+ You Are My Symphonic

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Christian L’enfant roi

DESIGN DE MODE

C’est très tôt le lendemain matin de l’Halloween que notre équipe débarque chez Christian Deslauriers, alias L’enfant Roi, pour le tournage de notre deuxième capsule vidéo. Il fallait bien que nous nous trouvions déjà sur le pas de sa porte pour que, malgré la fatigue, Christian nous accueille tout de même dans son superbe appartement situé sur le Plateau. Il est vrai qu’on peinait tous à se remettre de nos festivités de la veille… La journée commence donc tranquillement, mais du bon pied. Le créateur nous raconte son enfance, époque où il était carrément obsédé par les blocs Lego. La possibilité d’imaginer en trois dimensions des formes colorées l’a en fait toujours captivé. Il nous parle également de ses muses et de ceux qu’il appelle affectueusement ses « garçons », êtres chers et idéaux masculins pour qui L’enfant Roi confectionne ses vêtements. Il nous confie aussi comment sa passion, le design de mode, l’amène à jongler quotidiennement entre son art et ses occupations, entre la création et le métro-boulot-dodo.

Ensuite, question de se rafraichir un peu et de profiter du beau temps, on se dirige vers son atelier sur de Gaspé. Christian nous montre alors sa dernière collection en compagnie de son stagiaire ainsi que de son fiancé et complice, Torben Rixen. Ce dernier enfile quelques ensembles et nous fait part de ses coups de cœur. Le soleil d’automne inonde l’atelier, l’atmosphère est détendue et des liens (pour ne pas dire fils) semblent se tisser entre nous tous. Dans ce contexte amical, Christian nous livre de plus amples détails sur sa pratique artistique et ses collaborateurs. Nostalgique d’une certaine époque où les designers s’entouraient d’artistes et de créateurs provenant de différentes disciplines et pas uniquement de l’industrie de la mode, L’enfant Roi aime s’inspirer des personnes éclectiques et talentueuses qu’il côtoie. Sa muse et meilleure amie, Alex Sebag, compte indéniablement parmi les élus. La vision singulière de la jeune femme l’incite à constamment repousser les limites imposées et à créer ses vêtements en marge des préceptes de la mode locale et internationale. Si Christian se démarque du lot et peu aspirer sans prétention au statut de designer, c’est bien grâce à ces précieuses collaborations.

Pour finir, nous allons prendre le thé chez Alex Desjardins, un ami de longue date, qui nous accueille dans son magnifique et chaleureux loft truffé d’animaux empaillés. Sans pour autant refroidir l’atmosphère, ces derniers veillent sur nous pendant que l’on s’empiffre d’excellentes pâtisseries achetées chez Guillaume.

+ christianlenfantroi.com

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John Londono

Photographie

De bon matin ou de bon midi, un certain samedi, on se rend chez John Londono, pour notre premier topo vidéo. En toute simplicité et convivialité, on s’assied avec John pour parler déroulement de la journée. Il nous confie ne pas aimer être sous les feux des projecteurs. Compréhensible venant de celui qui est si habile derrière la lentille, et pourtant. Magnétique, charismatique et magnifique, John nous laisse entrer le temps d’un instant dans son intimité, au timbre d’une voix feutrée.

Comment mieux commencer cette journée qu’en allant à la butte de John, lieu mystique d’inspiration, sorte de no man’s land, à la vue imprenable sur la ville. Il nous y raconte simplement comment il aime s’y inspirer ou y prendre un verre de vin en solo.  Sur un ton posé qui rappelle celui de la confidence, John parle de son enfance, premières années de vie au Venezuela, puis son adolescence, en campagne québécoise, sur une petite ferme où sa mère élevait les chèvres, hobby auquel John participait quotidiennement. Homme de cœur et de valeurs, il nous raconte tantôt le deuil de ses deux pères, biologique et adoptif, tantôt nous parle de Grimes avec qui les projets prennent selon lui une autre dimension dans leurs créations, donnant tout son sens à la collaboration.

John rompt avec la routine et sa famille à 18 ans pour étudier en lettres au cégep Saint-Laurent, à Montréal. Lassé des cours de langue espagnole qu’il maîtrise, il les remplace par des cours de photo. Sélectionné par Jeunesse Canada Monde pour partir en Estonie pendant 7 mois, il passe ce voyage caméra à la main. À son retour de voyage, cette rupture lui donne l’envie d’étudier la photographie.

Alliée au voyage et à la découverte, la photo est certes au cœur des passions de John. On ne vous apprend rien en vous disant cela, vous direz, mais son approche face à la vie et à l’image lui est propre. C’est plutôt l’état d’esprit et de curiosité duquel il s’empreigne qui lui donne ce regard sur le monde, ce qui fait que le moindre petit parcours ordinaire du quotidien devient extraordinaire. S’amuser à observer les lieux fréquentés et les chemins empruntés à travers les yeux d’un étranger. Et tout réinventer.

Ses convives, amis et collaborateurs, êtres chers aux yeux du photographe, nous expliquent un peu plus, chacun à leur façon, l’unicité de John.

Devenue amie à la suite d’une heureuse erreur sur la personne à l’ère de MySpace – lire il y a plusieurs années, Gabrielle Tougas-Fréchette décrit John comme un amoureux à son sens le plus large, au-delà de son côté mystérieux, capable de donner une touche de magie qui allume tout ce qu’il fait.

Jean-François Chagnon nous raconte quant à lui sa nébuleuse rencontre avec John autour d’un règlement de comptes à grands coups de quatre roues chez Ti-pétate frites à St-Jean-sur-Richelieu – l’histoire n’a pu être vérifée – et comment l’humour supposément puéril du photographe l’aurait conquis.

Vincent Lafrance, le plus vieil ami d’enfance et complice des 400 coups, est celui avec qui John a tout vu, tout entendu. Ils ont partagé terrains de soccer et bancs d’école, pourchassé les grenouilles et construit une chambre noire ensemble. Vincent nous parle de John comme d’un homme passionné d’expériences à la vie palpitante parce qu’il la veut ainsi, qui sait faire en sorte qu’une journée soit à la fois productive et agréable.

Après s’être perdus sur l’autoroute, en repérage pour un tournage qui n’aura finalement jamais lieu, Khoa Le se lie d’amitié à John, le téméraire, le désinvolte. La grande et belle sensibilité de John, face à l’art sous toutes ses formes, mais aussi en tant qu’humain, le touche particulièrement.

rodeoproduction.com

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Exposant C

Nouvelle série vidéo signée CURIOUS

C’est lundi, le 6 février 2012, que CURIOUS Montréal mettra en ligne la capsule vidéo EXPOSANT C | John Londono, la première d’une série qui présentera un artiste ou designer différent à chaque mois, sur curiousmontreal.com.

Entouré de ses proches, l’artiste ou le designer nous parle de ce qui l’occupe et le passionne. Que se soit dans le café où il a l’habitude d’aller, dans son appartement, celui d’un ami, ou encore à l’épicerie du coin, l’atmosphère est toujours conviviale et le contenu, captivant. On accompagne l’artiste et ses invités dans leur quotidien pour y découvrir un univers tantôt éclectique et extravagant, tantôt sobre et sans prétention. Chaque mois, un nouvel artiste nous ouvre ses portes et nous accueille dans son intimité. Internautes, soyez aux rendez-vous pour tout connaître sur les créateurs les plus prometteurs de la métropole.

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